Archives de catégorie : Au fil du jour

Transcendance

Petit film de 45 seconde pris sur le fait à Paris.
Un gamin de 5 ans s’agrippe, pendu au balcon du 4e étage. Il va tomber.
De la rue, un grand type noir, d’un bond, accroche la dalle du 1er, exécute un redressement rapide, refait la manoeuvre pour passer au deuxième, puis au 3ème, atteint le 4ème, saisit le bras du gamin et hop, le sauve.
Moi, j’en ai les larmes aux yeux.

Pessimisme / optimisme

Gramsci, 1929: « Je suis pessimiste avec l’intelligence mais optimiste par la volonté ». Cette belle phrase qui accompagne mon livre, je ne peux pas tout à fait la faire mienne. Quand il parle de volonté, Gramsci y met de la substance; la lutte dure fut toute vie; il en est mort. Moi, tout à l’heure, je monte au chalet pour continuer à prendre du bon temps. Alors, la belle phrase, je la prends sous une forme un peu modifiée.
« J’ai le pessimisme de la réalité mais l’optimisme de la nécessité. »

Coline

Coline, 10 ans, est une vieille copine. Elle trouve que la vie n’est pas très simple. Elle dit à sa Maman:
« Y’a trop de choses que je crois mais que ne ne sais pas ».
Magnifique!
Petit à petit, elle en saura d’avantages et elle aura la sagesse de croire à ce qui lui fait du bien. Le chemin est bon. Bonne chance!

Nobel!

C’est le plein bonheur! La compréhension et la gentillesse de Christine sont les premiers proxis.

Ce que je suis / le théâtre que je joue: trois jours d’interviews intensifs mettent le second en évidence; le premier se perd-il?

À la télévision: « on ne sait pas enseigner les mathématique ». Bravo! à celui qui se veut subtile et différencié. Il aurait fallu dire « il y a du travail à faire pour mieux enseigner les mathématique »

J’ai tout mon temps mais pas tout le temps

Dur dur, la vie d’un retraité libre de tout choisir à tout instants. Michèle m’avait conseillée de consacrer la première année à apprendre le métier. Le conseil était bon mais largement insuffisant. Après 10 ans à constater chaque année que j’aurai dû être plus sévère dans mes choix et à promettre de faire mieux l’année suivante, je viens de faire un pas de plus en remarquant que je ne sais faire qu’une chose à la fois. Fadumo et Christine l’ont constaté bruyamment ; j’en tire une leçon.
Quelque soient les degrés de liberté de l’espace du possible, le chemin que j’y parcours ne peut avoir qu’une dimension : le temps.
Oui, j’ai tout mon temps pour toutes choses mais l’une après l’autre.
C’est bon quand on le sait.

Un 1er avril plein de promesses

L’hiver fut sombre. Le printemps s’annonce mieux.
On doit bien rigoler chez Trump et dans son équipe, la plus efficace et la meilleure dans l’histoire des présidents US (lui dixit).
La moisson en ce début de printemps est riche. Par exemple. Le secrétaire d’État se demande publiquement ce qu’il fait là; la mission divine identifiée par sa femme est-elle vraiment motivante? Le vieux comparse du Boss, conseiller spécial jetable, offre publiquement son deal: raconter pour ne pas aller en prison. L’histoire est prometteuse.
Et alors?
Les affaires, on sait maintenant qu’elles ne passeront pas sous le tapis. Quelles sont-elles? D’abord, sans doute, une élection manipulée. Elle sera invalidée car même les USA ne pourront pas l’accepter. Trump sera mis dehors. Un grand vide restera à la place de l’exécutif.
Et ensuite?
La succession d’Obama est à reprendre. Ça ne s’improvise pas.
Que dire de remettre Obama en place, le temps d’organiser de nouvelles élections, et de faire une vraie réflexion sur ce qui s’est passé ? On n’y échappera pas.

J’espère que ce poisson d’avril sera fécond.

Nourrir le monde

J-P. est un défenseur des biotechnologies végétales. Il y voit le meilleur atout pour nourrir le monde et il soutient que c’est la culture industrielle à grande échelle qui est le mieux à même de réaliser ce but.
Je suis persuadé que les biotechnologies offrent des possibilités inimaginables, mais je ne fais pas confiance à la grande industrie pour en faire le bien du monde. Au contraire, je pense que cette voie a toutes les chances de nous conduire au pire. Il n’est pas une bonne idée de négliger les 2,8 (?) milliards de petites entreprises agricoles familiales.

Mise à jour d’un débat qui n’est pas simple.
Qu’est-ce qui ne va pas dans le monde? Les populismes qui explosent; l’UE qui a viré de l’idéal du Traité de Rome à son obsession financière; Trump qui, peut-être, dépasse les bornes.
Avec Piketty, Marx et bien d’autres, je vois, durant ces 50 dernières années, d’une part:
– l’accumulation de la richesse et du pouvoir par une minorité,
– l’irrespect avec lequel les masses populaires sont considérées et l’aliénation dans laquelle on les confine.
J’ai vu et entendu quelques bonnes analyses de cette décomposition des valeurs. Elles développent essentiellement les considérations ci-dessus.
Geoffrey à raison. Dans la guerre des classes, les riches ont gagné une longue bataille.
À long terme, je leur donne peu de chance de gagner la guerre, mais quel cheni ils font!

Question annexe? J-P peut-il entendre ces arguments?

Le bonheur au chalet

Trois jours passés au chalet avec Lucy, une grosse semaine restant en vue, une situation rare pour se trouver soi-même.
Quand Lucy était là, il fallait encore s’assurer à bien la nourrir. Comme obligation extérieure il ne me reste plus qu’un rapport pour la CoGes, peu de chose. Quant aux nécessité interne, se nourrir, se chauffer, se laver, elles sont minimales. Le temps et tout à moi; c’est la liberté, d’autant plus exigeante qu’elle me laisse seul pour la recevoir.
Pas moyen de tortiller il faut choisir et faire. La sanction tombe inéluctable.
Quelle chance, ce soir, c’est un bien-être rare.

Trumperie

Gamin, Pipapa m’emmenait parfois à la patinoire de Montchoisi, voir jouer le LHC. Je n’aimais pas trop, mais je garde vivant le bruyant souvenir des spectateurs excités.

J’imagine un scénario pour donner un peu plus de peps à ce spectacle.

Il s’agit de valoriser la foule, et, pour cela, de désigner, par votation démocratique – c’est à dire par hurlement – le chef des spectateurs. Une fois ceci fait, tout le monde reprend la prestation, ainsi stimulée dans le nouveau format.

Fort de mon expérience ancienne, j’imagine assez bien la suite du spectacle.

Je comprends aussi mieux ce qui se passe aux USA.