Archives de catégorie : Science – actualité

Actualité scientifique de Jacques, 1ere semaine de mars

Bonjour,

Prenez bien soin de vous et de la distance.
Nous le faisons, cachés à la montagne, apprenant à vivre nos journées autrement.
J’y trouve un peu plus de place pour mettre à jour mes rapports de lectures.
Le premier se rapporte au no. de Nature du 5 mars.

On y trouve deux articles importants.
L’un montre combien les pays du Monde, la Suisse parmi eux, ne respectent pas leurs promesses de réduction des émissions du CO2. Conclusion: c’est dramatique – avec une lumière d’espoir toutefois.
L’autre étudie le puits de C qu’offrent les forêts tropicales. Zut, elles ne se portent pas bien!  Pas bien du tout en ce qui concerne la forêt amazonienne -, et ceci sans compter l’effet de la déforestation.

J’ajoute un troisième sur les étoiles à neutrons parce que cette matière hyperconcentrée dilate l’imagination de ceux qui prennent le temps de s’en étonner.

Plaisante lecture pour le 3e, courage pour les deux autres.
05.03.20. Nature 579, 7797
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L’actualité scientifique de Jacques en février 2020 +

Je vous conseille en particulier les chapitres suivants.

–    Enfin une application de la cryomicroscopie électronique dont chacun verra l’intérêt. Il s’agit de la structure moléculaire du spicule du virus Corona,  son organe d’attaque. Science du 23 févr.

–        La dernière époque glacière a eu lien entre -100’000 et -10’000 ans. À l’origine de cet énorme phénomène, il n’y a peut-être qu’un changement du régime de la végétation terrestre qui aurait induit toute une cascade de conséquences dont la plus importante fut de retirer, pendant quelques dizaines de milliers d’années, 200 GT de CO2 de l’atmosphère. Aujourd’hui, on en ajoute cette quantité en 5 ans. Nature du 23 févr.

–        J’avais préparé pour Le Temps un article montrant que la maîtrise de la pandémie Covid-19 est dans nos mains à condition que l’État joue son rôle. Le lendemain, le Conseil fédéral a enfin pris le taureau par les cornes… et rendu mon article obsolète. Je vous le propose quand même. Continuer la lecture de L’actualité scientifique de Jacques en février 2020 +

Petites lectures scientifiques de Jacques en déc. 2019 et janv. 2020.

Le rapport des lectures scientifiques de Jacques s’amenuise. Ce n’est pas que mes journaux perdent leur contenu, c’est que les livres de Stephane Foucart m’occupent – réservez la date du 7 mai pour sa conférence – et que je continue à faire mon cinéma.
J’attire quand même votre attention sur les deux § de décembre concernant les dangers que font courir les nouvelles technologies à la liberté et l’indépendance individuelle.
Le rapport de janvier pose une bonne question: durant ces 30 dernières années, les delta marins des fleuves ont ils plutôt grandi ou diminué? Vous allez être surpris.

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Les lectures scientifiques de Jacques en novembre 2019

D’abord, un grand merci à François Rothen qui m’a fait remarquer que les équations de la page 4 du mois passé, concernant les travers de l’économie libérale, étaient fausses. Heureusement, cela ne change en rien l’argument de l’article. Les équations corrigées sont à la fin de ce rapport.

Je vous suggère une attention particulière
– à l’article concernant l’incapacité dans laquelle se trouve actuellement l’économie californienne de faire face aux incendies de forêt (p. 3). Est-ce une prémonition du chaos que risque de produire la continuation de la crise climatique ?
– à celui analysant les possibles points de rupture dans l’évolution future du climat (p.4).
Excusez, il n’y a pas de quoi rire ici.
Par contre, la détection d’un oiseau rare, simplement en analysant l’ADN qui reste à traîner dans la marre où il s’est baigné, est plutôt sympathique.

Bonne lecture, Continuer la lecture de Les lectures scientifiques de Jacques en novembre 2019

Les lectures scientifiques de Jacques autour de octobre 2019

Ce mois, je relève en particulier les deux sujets suivants.

On le dit partout, la vie se meurt et les espèces disparaissent, mais qu’en sait-on en fait ?
On est assez bien informé de la catastrophe globale qui frappe les grands mammifères. On a aussi quelques chiffres sérieux – quoique très partiels – sur les oiseaux.
Mais qu’en est-il des millions d’espèces de tous ordres qui forment l’arbre de la vie ? La donnée classique pour les insectes, c’est que le par-brise des autos n’est plus constamment souillé de moucherons écrasés. Nous avons besoin de mieux. C’est important.
Dans le rapport ci-joint, on parle d’un labo ce l’EPFZ qui veut que ça change (Nature du 26.10, p 478).
Plus convaincantes sont les deux études allemandes qui rapportent les comptages de larges populations d’insectes durant 27 et 10 ans respectivement. (31.10, p 641 et 671)
Mauvaise nouvelle: en 1/4 de siècle, la masse d’insectes a diminué de 3/4. Dans les régions agricoles, c’est 3/4 en 10 ans. Ça ne peut pas continuer !

Le deuxième fait est plus rigolo. Auqu’un d’entre nous ne croît à la pseudo vertu de la main invisible d’Adam Smith, sensée assurer la juste répartition des biens à tout le monde.
Ici, il est montré que la symétrie d’un contrat se casse naturellement par la statistique des grands nombres de telle sorte que, à terme, ceux qui ont le plus prennent « automatiquement » l’avantage sur ceux qui on le moins.
Laissez-vous convaincre par l’arithmétique de cette évolution. C’est facile! Par contre, la raison profonde de ce phénomène systémique n’a rien de trivial.

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Actualité scientifique partielle de Jacques en septembre 2019

ATTENTION, C’EST LE TOUT DERNIER MOMENT POUR ALLER VOTER.
SI VOUS NE L’AVEZ PAS FAIT, FAITES-LE. JE VOUS EN PRIE INSTAMMENT.

Chères amies (on reprend la vieille tradition du féminin par défaut)

Aujourd’hui, 13 octobre, je reçois d’un coup la livraison tardive de 3 numéros de Nature, dont celui du 5 septembre.
Le temps de les lire et de rédiger mes petits rapports, on aurait septembre en novembre.
Sans attendre, je vous envoie donc ce que j’ai déjà.
En particulier, j’attire votre attention sur:
– le joli article par mon voisin de bureau Alexandre Roulin à propos de l’effet de la Lune dans le succès de la chasse des chouettes effraie.
– une étude sociologique sur ce qu’ils appellent les « réseaux de la haine » sur la toile. J’y ajoute un commentaire et beaucoup de références (de Avaaz) à propos des attaques contre Greta Thunberg.
Pour ce dernier sujet, je ne vous souhaite pas une joyeuse lecture ; il pue. Continuer la lecture de Actualité scientifique partielle de Jacques en septembre 2019

Actualité scientifique de Jacques en août 2019

En particulier j’attire votre attention sur
– un article du 8.8. qui rapporte 27 ans de mesures quantitatives des insectes volant en Allemagne.
En résumé, il y en a aujourd’hui 80% de moins.
– article du 15.8 qui détermine combien les diverses installations construites, en construction ou planifiées pour brûler des hydrocarbures dans le monde vont produire de CO2 si elles fonctionnent normalement durant leur durée de vie attendue par les exploitants. Réponse :  « beaucoup trop ». Pour tenir les 1.5° que l’on dit supportables, il va falloir que les industriels du pétrole et du gaz naturel démolissent leurs avoirs.
On comprend que Ueli Maurer, président de la confédération, s’engage dans son récent discours à l’ONU pour que le monde ne se presse pas vers la sortie du C; Albert Rösti, président de son parti UDC,  est aussi président de Swissoil. 

 

01.08.2019 Nature 572,7767

-11. This week.

CLIMAT, TEMPÉRATURE, RECORD, EUROPE, INDE. Tous

Double série de records de température en Europe en moins d’un mois. 38,7°C en Angleterre, 46°C en France (record battu de 1,9°, bravo !). Tout ça, de la rigolade à côté des plus de 50° pendant plusieurs semaines le mois passé en Inde et les 55° mesurés au Kuwait et au Pakistan l’an passé (3e plus haute température officiellement mesurée). Bravo aussi !

 

-15, Heidi Ledford, News

INGENIERING GÉNÉTIQUE, CRISPPR, RÉGULATION UE, Les biologistes.

OGM : on n’est pas hors de l’auberge.

Dans la Communauté européenne, tous les produits de consommation génétiquement modifiés sont soumis à une réglementation bien plus sévère que les produits non génétiquement modifiés. Jusqu’ici, il était relativement facile de distinguer un OGM d’un organisme produit par les méthodes standard de sélection parce que les manipulations impliquaient de relativement gros morceaux d’ADN transférés ou modifiés. Ils étaient vite et précisément détectés par les méthodes standard d’amplifications des fragments d’ADN.

Avec CRISPR, tout change. Il se peut, par exemple, que le nouvel organisme soit obtenu en changeant une seule base (une lettre de l’ADN), juste au bon endroit. Comment savoir ce qui a été changé parmi les mutations naturelles qui arrivent, comme ça, par hasard ? On ne le verra que si on sait où regarder. Les firmes ne sont pas prêtes à communiquer leurs petits secrets.

Les Américains ont trouvé leur solution. Les « OGM » obtenus par modifications génétiques ciblées grâce à CISPR, ou avec des outils semblables, ne sont pas des OGM. Les Européens restent à la définition classique et ne savent plus comment faire.

Nous avons déjà discuté l’arrivée prévisible de ce problème. La solution consisterait à ne pas se préoccuper de la façon par laquelle la modification est obtenue, mais seulement de ce qui est obtenu.

 

Ledford, H. (2019). CRISPR conundrum: Strict European court ruling leaves food-testing labs without a plan. Nature, 572(7767), 15. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31363192. doi:10.1038/d41586-019-02162-x

 

-35-36 (commentaire), 51 – 55, Toll et coll.

CLIMAT, POLLUTION, AEROSOL, NUAGE, EAU, RÉFLECTANCE, GEOINGENIERING. .  Com sci. GPclim, un peu indigeste. Ernst Zürcher qui décrit l’augmentation de la couverture nuageuse au-dessus des forêts pourrait être intéressé.

L’effet de la pollution sur la réflectivité des nuages ; nombre et dimensions des gouttes d’eau.

Les microparticules de la pollution favorisent la formation des gouttes d’eau. De ce fait, la dimension des gouttes dans un nuage pollué est plus petite que dans un nuage propre. Conséquemment, la réflectance est plus élevée; le flux solaire est mieux renvoyé dans l’espace. Ainsi fonctionne l’effet refroidisseur de la pollution. On dit que, sans cet effet, l’échauffement climatique actuel de 0,9°C serait de 1,1 ou 1,2°C. Les géoingénieurs aiment ça. Ils imaginent un bel avenir pour lur profession. Nous, nous n’aimons pas.

Autre phénomène découvert et documenté dans le cadre de cette étude (mais non expliqué), la concentration en vapeur d’eau est plus petite dans une plume de pollution (typiquement dans le nuage de microparticules issu d’une centrale thermique) que dans l’air non pollué.

Les deux phénomènes (dimension des gouttes et concentration de vapeur d’eau) ont un effet opposé sur la réflectance. Comment se compensent-ils ?

La réponse donnée ici est que la réflectance est d’abord déterminée par la dimension des gouttes. Son augmentation par la pollution n’est compensée que pour 1/4 par la relative sécheresse des plumes de pollution.

Bref, on en reste à peu près où on en était; la pollution par les microparticules reste un facteur de refroidissement du climat, juste un peu moins fort qu’on le pensait précédemment.

 

Toll, V., Christensen, M., Quaas, J., & Bellouin, N. (2019). Weak average liquid-cloud-water response to anthropogenic aerosols. Nature, 572(7767), 51-55. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31367029. doi:https://doi.org/10.1038/s41586-019-1423-9

 

 

08.08.2019, Nature 272, 7768

-194-198 ÉCOLOGIE, CONSERVATION, ZOOLOGIE, les biologistes.

Estimation globale de l’abondance des nématodes.

On entend toutes sortes de chiffres concernant la proportion des êtres vivants qui disparaissent. C’est important, j’en sais peu, je vais veiller à en apprendre davantage. Une chose est sûre : pour la plupart des espèces, on ne sait pas grand-chose. La présente étude n’apporte pas de réponse, mais servira de base pour suivre l’évolution future d’un groupe d’espèce important et typique de notre ignorance actuelle. Il s’agit des nématodes, des vers dont la plupart sont microscopiques, mais qui jouent un rôle essentiel dans la dynamique des sols. Les auteurs les ont comptés en 6759 endroits du monde. Le résultat est que leur masse totale (0.3Gt) représente à peu près 60% de la masse des humains. De la carte de densité ainsi établie, il ressort que c’est au grand-Nord  (Alaska, Canada, Sibérie) qu’ils sont le plus abondants.
Autre conclusion à tirer : si l’on a d’assez bonnes idées sur la façon dont le climat évolue, on répond de manière fort lacunaire à la même question concernant la biodiversité. Ce ne sont pas les 70 auteurs de cet article qui diront le contraire. Je cite souvent l’observation que, quand j’étais jeune, le par brise de la voiture était rapidement souillé d’insectes alors qu’aujourd’hui, les vitres restent pratiquement propres. Je vais essayer d’y voir plus clair: voir § ci-dessous.

 

van den Hoogen, J., Geisen, S., Routh, D., Ferris, H., Traunspurger, W., Wardle, D. A., . . . Crowther, T. W. (2019). Soil nematode abundance and functional group composition at a global scale. Nature, 572(7768), 194-198. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31341281. doi:10.1038/s41586-019-1418-6

 

ÉCOLOGIE, CONSERVATION, ZOOLOGIE, INSECTES. Tous

Suite du § précédent. Un article de PloS ONE que m’indique Ted concernant la  diminution des insectes en Allemangne.

Durant 27 ans, à l’aide de la trappe standard utilisée par les entomologistes, ce consortium de laboratoires récolte les insectes volants près du sol (1m) dans 63 sites protégés d’Allemagne. Conclusion: durant cette période, la biomasse des insectes capturés à diminué de ¾ en moyenne annuelle et 82% à mi-été.

 

Hallmann, C. A., Sorg, M., Jongejans, E., Siepel, H., Hofland, N., Schwan, H., . . . de Kroon, H. (2017). More than 75 percent decline over 27 years in total flying insect biomass in protected areas. PloS ONE, 12(10), e0185809. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29045418. doi:10.1371/journal.pone.0185809

 

15.08.2019, Nature 272, 7769

373 – 377.  ÉNEGIE, CO2, 1.5°C, GPclim, com. sci.

Les émissions par les infrastructures énergétiques existantes, en construction ou planifiées ne permettront pas d’atteindre le but des 1.5°C. Tong et al.

Nous l’avons vu le mois passé, la quantité de CO2 que l’on pourrait  encore déverser dans l’atmosphère pour avoir 50% de chance de tenir les 1.5°C est de 480 Gt. Pour 2°C ce serait 1400 Gt. Au rythme actuel de 40 Gt/années, il reste peu de temps.

Dans le présent article, les auteurs considèrent les centrales thermiques existantes, celles en construction et celles dont la construction est décidée. En tenant compte des pratiques actuelles d’exploitation, ils déterminent la quantité de CO2 que ces centrales nous promettent.

Centrales déjà construites. 660 Gt

Centrales en construction ou proposées : 190Gt.

Conclusion : À elle seule, l’exploitation standard des centrales existantes nous fera probablement dépasser les 1.5°. Pour tenir les promesses de Paris, il faut fermer beaucoup de centrales existantes et ne pas en construire de nouvelles. On voit du même coup combien la recherche de nouvelles sources de gaz et d’hydrocarbure est criminelle.

La figure ci-dessous indique la production annuelle que l’on peut attendre des centrales actuellement existantes (foncées) et de celles actuellement prévues (clair). À gauche, les données se rapportent au type d’utilisation, à droite aux pays producteurs.

On note que, dans ce scénario, la Chine compte pour 41% ; les USA pour 9% et l’EU pour 7%. Aïe, ils sont fous les Chinois ; c’est eux qu’il faut secouer.

 

Tong, D., Zhang, Q., Zheng, Y., Caldeira, K., Shearer, C., Hong, C., . . . Davis, S. J. (2019). Committed emissions from existing energy infrastructure jeopardize 1.5 degrees C climate target. Nature, 572(7769), 373-377. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31261374. doi:10.1038/s41586-019-1364-3

 

22.08.2019, Nature 272, 7770

442-3, 520-523. INCENDIE, FORÊT BORÉALE, CO2. GPclim, com. sci.

L’augmentation des incendies de forêts boréales compromet leur capacité à fixer le CO2.

On parle beaucoup des incendies dans les forêts tropicales et de la folle politique du président du Brésil Bolsonaro. Le présent article montre que les incendies dans les forêts boréales sont peut-être encore plus menaçants.

Le sol des forêts « minérales » dans les zones tropicales ou tempérées est relativement pauvre. La matière organique se trouve plutôt dans les arbres que dans le sol. Le sol des forêts boréales humides (Canada, Sibérie) se rapproche généralement de celui d’une tourbière riche en matière organique. Globalement, il contient 30 -40% du carbone terrestre. La productivité de ces forêts tient au cycle des incendies qui est typiquement de 70 – 200 ans (temps de retour du feu t.) Normalement ces incendies brûlent la végétation, mais n’attaquent pas profondément la masse du carbone enfoui (hérité). Toutefois, lorsque les incendies se succèdent trop rapidement le carbone du sol est également emporté par l’incendie.

Dans le présent article, les auteurs analysent – en particulier par datation du carbone radioactif – l’histoire détaillée du sol de la forêt tropicale façonnée par les incendies. Ils concluent que si les incendies se développent comme on l’a vu ces dernières années, non seulement cette forêt ne sera plus un puits de carbone comme elle le fut jusqu’ici, mais l’immense quantité de carbone enfouie dans le sol de la forêt contribuera à augmenter le déversement du CO2 dans l’atmosphère.

Selon les données du GIEC que Markus Noll compile attentivement, l’élévation de la température est encore proportionnelle à l’élévation de la concentration de CO2. Ceci veut dire que, pour le moment, on n’observe pas de rétroaction non linéaire qui indiquerait que le système est en train de devenir chaotique. Pour combien de temps encore ?

 

Walker, X. J., Baltzer, J. L., Cumming, S. G., Day, N. J., Ebert, C., Goetz, S., . . . Mack, M. C. (2019). Increasing wildfires threaten historic carbon sink of boreal forest soils. Nature, 572(7770), 520-523. Retrieved from https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31435055. doi:10.1038/s41586-019-1474-y

 

29.08.2019, Nature 272, 7771

-565. RECONNAISSANCE FACIALE, POLITIQUE. IA. Tous

Il faut interdire l’usage de la reconnaissance faciale tant qu’elle n’est pas régulée. Kate Crawford, éditoriale

Résumé : ces outils sont dangereux quand ils ne marchent pas et néfastes quand ils marchent.

 

442-3, 520-523. INCENDIE, FORÊT TROPICALE, CO2. GPclim, com. sci.

Les incendies de la forêt amazonienne jusqu’en août de cette année.

L’actualité scientifique de Jacques en juin (très peu) et en juillet 2019

Bonjour,
Le 20 octobre auront lieu les élections au parlement fédéral. C’est la chance à ne pas louper d’avoir un gouvernement à la hauteur du défi climatique auquel on n’échappera pas.
Remplissez la chartre et préparez-vous à aller voter.

 

Le soleil est la voie royale pour l’énergie durable et abondante. Le sujet m’intéresse et je ne manque pas les occasions d’y voir encore plus clair.
Si vous voulez venir avec moi, vous trouverez ici plusieurs articles propres à élargir ses connaissances sur les progrès techniques en cours. (Nature du 20.6; 04.07). Ils s’adressent plutôt à ceux qui disposent d’un certain bagage en physique.
Dans le no. du 11.7,
– suivez les développements légaux autour de la responsabilité de l’État dans les évènements climatiques extrêmes.
– et suivez aussi la saga des thérapies contre le vieillissement – ce n’est qu’un début.
Le no. du 25 juillet apporte un coup de vieux de 160’000 ans à nos ancêtres sapiens européens.
Vous trouverez enfin une discussion du livre: Reich, D. (2018).Who we are and how we got here. Ancient DNA and the new science of the human past.(V. Books Ed.).
Parmi les résultats qu’apporte en avalanche la génétique des populations, je ne relève que le cas de la société indienne. Il ne devrait pas prendre au dépourvu ceux qui ont lu Bronkhorst.

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L’actualité scientifique de Jacques. Histoire d’eau en mai 2019

Ce mois, vous n’aurez que la crème de la crème, ou plutôt, la flotte dans ses plus étranges états. Je vibre à ces lectures, et vous ?
– Première observation de la glace X. Dans cet état qui n’existe qu’à pression invraisemblable, les ions hydrogène ne sont plus liés à l’atome d’oxygène. Ils circulent comme les électrons dans un métal. Il est possible que cette forme soit la forme dominante de l’eau dans l’univers.
– Le mystère se lève sur la fameuse eau vitrifiée du prix Nobel. Elle semblait mystérieuse. L’étude d’autres formes d’eau vitreuse suggère que « notre » eau vitrifiée n’est que de l’eau liquide bloquée par le froid en cours de la transformation en glace.

Courage, la culture n’a pas de no man’s land. Continuer la lecture de L’actualité scientifique de Jacques. Histoire d’eau en mai 2019

Les lectures scientifiques de Jacques en avril 2019

Et, oh la, la matière est passionnante.
Par exemple, on sait que la résolution d’un instrument d’optique dépend de son ouverture. Un bon truc consiste à combiner plusieurs instruments en un même télescope virtuel. Il suffit pour cela de connaître leurs positions respectives à une précision bien plus petite que la longueur d’onde… et d’être capable de gros calculs. Cela semble facile quand il s’agit d’ondes  centimétriques, quoique, pas si facile que ça si l’ouverture du télescope virtuel a le diamètre de la terre. Ainsi, ils ont vu le trou d’un trou noir. Très bien !

En lumière visible, il faut être bien plus précis. C’est à moins du dixième de micron qu’ils ont combiné les 4 grands télescopes du sommet d’une montagne chilienne. Ainsi, ils ont directement vu une planète extra-solaire et ils ont mesuré la vitesse du vent dans son atmosphère. Pas mal aussi !
À part cela, j’ai trouvé une (partielle) confirmation de la théorie développée dans mon livre Parcours selon laquelle ce que j’appelle l’attrait pour le transcendantal est étroitement liée à l’apparition des sociétés complexes.

J’ai pourtant un problème; je manque encore et toujours de temps.
Dans l’avenir, je risque d’être moins régulier et de me contenter de mettre, de temps en temps, le meilleur sur mon blog.
Précieux lecteurs, je vous tiendrai au courant. Continuer la lecture de Les lectures scientifiques de Jacques en avril 2019