Mai 2018, l’actualité scientifique de Jacques

Suite de la reprise douce en mai 2018

03.05.18. Nature 557, 7703

5, VIVRE ENSEMBLE, DONNÉES PERSONNELLES, PRIVACITÉ. Connexion familiale. Editorial.

Entre parents on se ressemble génétiquement ; 100% pour les jumeaux vrais, 50% pour les frères et sœurs, 25% pour les cousins germains, etc. Malgré la dilution il reste quelque chose même pour des parents très éloignés ou à l’intérieur de groupes ethniques diversifiés. Disposant d’un texte de 3 milliards de lettre pour chaque individu, on comprend qu’il soit possible de retrouver des correspondances même entre individus séparés depuis longtemps.  Ainsi, sur la base des données génétiques d’un très grand nombre de personnes de tous lieux et toutes ethnies, les sites de généalogie offrent d’identifier vos origines. Par exemple, il sera déterminé que vous êtes 60% vaudois, 15% Berbère, 10% Bâlois, 10% Bouthanais, 3% néandertalien, et 2% dénisovan. Les gens adorent ça et on dit que de connaitre sa propre diversité génétique aide à surmonter les préjugés racistes. Bravo !

Autre histoire : Aux États-Unis, le tueur du Golden State – 50 viols, 12 meurtres dans les années 70 – 80 – n’avait jamais été retrouvé.  On avait bien son ADN – c’est normal pour un violeur – mais on ne savait pas à qui il appartenait. Dommage !

Alors voilà, la police est allée chercher dans les bases de données des firmes de généalogie pour voir si, quelque part, on trouvait une relation avec l’ADN du tueur. Lui-même n’y était pas, mais on a retrouvé des parents plus ou moins éloignés, suffisant pour identifier l’individu. Ouf. Justice sera faite !

Oui, mais, ceux qui ont donné leur ADN pour connaitre leur généalogie n’ont pas donné leur consentement pour que leurs données personnelles soient utilisées à d’autres fins. Dans ce cas, ils auraient peut-être été d’accord, mais la pente est glissante.

La démarche est-elle éthiquement acceptable ? Pour moi, le mot éthique signifie choix entre deux intérêts contradictoires. Trouver l’assassin : je suis pour ; exploiter mes données personnelles sans mon consentement ; je suis contre. Comment évaluer leur poids respectif?

Je citais dans Parcours le cas du caca sur le gazon de la firme et des 2 millions de dédommagements reçu par le suspect à qui on n’avait pas demandé la permission d’analyser son ADN. Deux-millions, c’est un bon prix pour la privacité. Qu’en est-il des clients de la firme de généalogie ? … et des 40 millions de Facebookistes utilisée par Cambridge Analitica ?

 

10.5.18. Nature 557, 7704.

  1. VIVRE ENSEMBLE, HARCERLLEMENT, GENRE.

Editorial. Harcèlement dans les universités chinoises.

1998, une étudiant à l’université à Beijing dénonce son professeur harceleur et violeur. Personne ne la soutient ; peu après elle se suicide. Affaire vue.

Pas tout à fait. 2018 arrive #MeToo. Le professeur vient d’être vidé.

La vague semble couvrir la Chine aussi. Pourtant, les traditions solidement établies ne manquent pas de se cabrer. Conclusion de l’article : « Maintenant, il n’est plus temps pour les universités – en Chine comme ailleurs – de se comporter en objets immuables. »

 

S9-12 : NEUROBIOLOGIE, CONSCIENCE, PHILOSOPHIE

En complément de quelques jours de philosophie avec Beat Michel, Michel Henry, Husserl et Kant. Qu’est-ce que la conscience.

Le philosophe Michel Henry (1992) cher à Beat  tient à l’idée qu’il y a une différence radicale entre savoir de la vie et le savoir de la science. Ainsi je sais que je suis, je sais ce qu’être veut dire, mais, selon lui, ce savoir est irréductible à celui de la science. Qu’est-ce que la conscience ? Selon ces vues, il s’agit d’une question que la science ne peut pas aborder. Dennet s’approche de la même idée en voulant que la conscience soit une illusion. Selon moi, ce genre de pensées relèvent d’un dualisme corps/esprit mal digéré.

Venons-en maintenant au présent article par C. Koch, C. What is Consciousness? Pour plus  de détails, voir Koch, C. (2012).

L’étude neurobiologique de la conscience est le sujet auquel Francis Crick (codécouvreur de la structure de l’ADN) a consacré la 2epartie de sa vie. Koch était avec lui.

On peut constater que l’état de conscience est celui que je vis lorsque, en marchant, je me demande où il faut que je pose le pied parce qu’il y a un problème avec la configuration du terrain. Normalement, il n’y a pas de problème, je n’ai pas conscience que mon corps organise ma marche. Idem, avec la position du corps, l’écriture, ou les mille gestes et considérations qui sont, ce que l’on appelle, inconsciente. Que se passe-t-il dans mon cerveau quand  je suis « conscient » de ce qu’il se passe ? Quel est le corrélat neuronal de la conscience, NCC ?
Autre question : se peut-il que la personne dans le coma soit consciente, mais qu’il lui manque les moyens de le faire savoir ? Les personnes de son entourage ne manquent pas de se poser la question.

La neurobiologie se la pose aussi.

1ere remarque : la fonction du cervelet est typiquement inconsciente. (Le cervelet s’occupe de l’équilibre, la marche, etc., toutes ces fonctions du corps qui se font beaucoup mieux quand on n’y pense pas que si on essaie de les contrôler consciemment). C’est vrai, j’ai bien plus de peine à me tenir sur un pied quand je m’y efforce que quand je n’y pense pas.

  1. Le corrélat neuronal de la conscience est localisé dans une relativement large partie de l’arrière du cerveau autour des lobes pariétal, temporal et occipital.
  2. La complexité de la réponse cérébrale –indice d’excitation du cerveau déterminée par RMN ou autre mesure électromagnétique (les spécialistes l’appellent F)- diminue avec la conscience.

On peut imaginer que l’état de conscience est une focalisation de l’activité cérébrale sur une tâche particulière évaluée comme importante et nécessitant un investissement renforcé.

Actuellement, deux hypothèses se confrontent.

GNW – Global Network Workspace – de Bernard J. Baars, Stanislas Dehaene et Jean-Pierre Changeux. L’idée est qu’il existe une procédure cérébrale particulière qui est capable de prendre en charge l’ensemble des informations sensorielles du moment pour les traiter spécifiquement dans le cadre d’une tâche particulière. Ainsi, la conscience doit être activée spécifiquement selon un programme différent de la marche de base du cerveau. Si tel est le cas, on peut imaginer qu’on pourra comprendre ce processus particulier et peut-être l’intégrer dans un « biology inspired computer ».

L’autre hypothèse, ITT pour Integrated Information Theory, est celle que je préfère. Elle est soutenue par Crick, Koch et autres.  L’idée est que chaque expérience est unique parce qu’elle se marque dans un corps unique par ses conditions ontologiques et son histoire. Chaque expérience est une intégration avec tout le reste. La conscience est la conséquence de la représentation de soi dans un système historique, complexe. Il me semble que la définition de la conscience que je donne dans mon livre est exactement cela (p. 25 – 26).

Henry, M. (1992) Savoir de la science, savoir de la vie: la question de la praxis. In C. d. Cerisy (Ed.), Praxis et Cognition(pp. 281 – 291). F – 69760 Limonest: L’interdisciplinaire.

Koch, C. (2012). Consciousness. Confessions of a romantic reductionist. Cambridge (Ma): The MIT Press.

 

24.5.18. Nature 557, 7706

470 –VIE EXTRATERRESTRE, ASTROBIOLOGIE, ENCÉLADUS, EUROPA.

Research highlights. L’océan des profondeurs d’Europa envoie des geysers en surface.  On le savait, l’océan liquide sous la surface gelée du satellite de Saturne Encéladus à des fuites qui remontent jusqu’à la surface. L’analyse des données de la sonde Galileo et des observations directes par le télescope spatial Hubble prouve que les geysers connus depuis longtemps sur Europa, un satellite de Jupiter, ont une origine semblable. C’est une bonne nouvelle, car Jupiter est moins loin que Saturne. Et alors ?

 

Alors voici : parlons de vie extraterrestre.

En 1995, Michel Mayor et Didier Queloz découvrent qu’une planète tourne autour de  l’étoile 51 Pegasi, à 50 années-lumière de chez nous. C’est le début de la chasse aux exoplanètes. La récolte dépasse toutes les attentes. Aux dernières nouvelles on en a plus de 4000. Ça devient ennuyeux.

Non point, parce que maintenant, on cherche mieux : la vie sur ces planètes. Comment s’y prend-on ? Peut-être que, avec un très très gros télescope on arrivera à distinguer une très très grosse bête gambadant là-bas. Peu prometteur ! Non, l’espoir du moment est de trouver une planète de dimension et de température convenable dont l’atmosphère serait riche en oxygène. En effet, l’oxygène est un atome très réactif ; très vite il se fixe à n’importe quoi. Pour en trouver une quantité substantielle dans l’atmosphère, il faut qu’un processus soit en train d’en libérer une grande quantité. Chez nous ce processus s’appelle la vie. On ne voit guère quelle chimie non vivante pourrait avoir le même effet. Le jour où on aura identifié une planète avec beaucoup d’oxygène, nous aurons fait un grand pas.

Ensuite, on continuera la spectroscopie, de plus en plus fine. On détectera la présence d’eau, on verra peut-être le signal qui, sur terre, correspondrait à la chlorophylle et on comprendra, un peu, comment, là-bas, l’énergie récoltée est transformée en énergie chimique. Très bien, mais maigre tout de même. Le Graal de cette recherche consisterait évidemment à y aller voir. Ça, il faut l’oublier, et pour longtemps. La plus proche des étoiles et à plus de 3 années -lumière. Pour aller y recueillir un échantillon, il faudra inventer une fusée que l’on n’imagine pas et nous armer d’une patience qui, certainement, ne concerne ni moi ni mes enfants. Zut, la vie extrasolaire n’est pas très attirante.

Ou bien alors, si.

Si l’on regardait par chez nous. Encéladus est un satellite de Saturne avec, selon toute vraisemblance, un océan d’eau liquide salée sous une coque de centaines de kilomètres de glace. Pourquoi aller chercher l’eau liquide plus loin ? Elle est là. Mieux, la coque est crevassée et de ces fentes sort le liquide qui vient du fond, gicle en geysers et se dépose. S’il y a de la vie dans cet océan sous-glaciaire, ces éruptions que nous montrent les sondes sont en fait de la soupe biologique excrétée et venant geler en surface. Une mission est en préparation pour aller en chercher un échantillon. Un bon sujet pour la cryomicroscopie électronique. Quelle sera la forme prise par les cellules de cette vie ; quel sera l’ADN local ou ce qui en tiendra lieu ? Le retour est espéré pour 2030. J’ai quelque chance d’être là.

 

549 – 553. Article. ÉCONOMIE, ÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, COUT.

Cout de l’échauffement climatique.

En 2006, le rapport de l’anglais Stern avait fait grande impression en essayant de chiffrer le cout de l’échauffement climatique. À peu près le même exercice est refait ici. Les conclusions sont plus sévères. Différents scénarios sont considérés. 1.5° à la fin du siècle selon l’espoir optimiste de la COP21 ; 2° selon le but plus réaliste fixé ; 2,3 – 3° selon les engagements actuellement pris ; 4° vu la façon dont les engagements sont tenus. Comme il se doit, les résultats sont probabilistiques. Par exemple : 90% de la population mondiale à 75% de chance de perdre plus à 2° qu’à 1.5° ; la perte sera plus grande dans les pays pauvres. En tout, c’est 20 trillions de $ (1012) que l’on économise à 1.5° par rapport à 2°.

Finlande et Mongolie pourraient gagner au réchauffement, Canada et Sibérie aussi, mais moins. L’Europe centrale ne s’en sort pas bien mal. Le reste du monde souffre. Globalement, c’est 20% de perte du PIB pour le réchauffement attendu avec les engagements pris à Paris ; 30% en poursuivant le plus petit effort actuel.

Stern, N. (2007). The Economics of Climate Change: The Stern Review: Cambridge University Press.

Burke, M., Davis, W. M., & Diffenbaugh, N. S. (2018). Large potential reduction in economic damages under UN mitigation targets. Nature, 557(7706), 549-553. doi:10.1038/s41586-018-0071-9

 

31.5.18. Nature 557, 7707.

  1. ADDICTION, SOCIOLOGY, PSYCHOLOGY, VIVRE ENSEMBLE.

Section : Highlight. Dire merci n’est pas commun. Il s’agit d’une enquête internationale faite dans le cadre d’une institution de lutte contre les addictions. C’est l’analyse de plus de 1000 situations dans lesquelles une personne demande un service à une autre et obtient une réponse positive. L’observation surprenante, c’est que rares sont ceux qui remercient (5.5%).

L’explication donnée est que le don est une notion peu commune. C’est l’échange qui prévaut. Si tu me donnes quelque chose, c’est qu’il est entendu que moi je te le rendrai, même si la dette est comptée dans un espace flou et impersonnel.

Bizarre, mais voici qui explique bien des choses quant à la rudesse des relations hormis dans notre petite société bien polie de Morges et environ.

Voici qui donne aussi du relief à ceux qui trouvent détestable de remercier la voiture qui laisse la place au piéton sur son passage jaune.

http://www.bentham.org/open/tosscij/, issue 5, 180391

 

626 – 8. POLITIQUE, DÉVELOPPEMENT, PAUVRETÉ, RBI, BIEN. Section : Feature. L’expérience antipauvreté. Le point sur le Revenu de Base Inconditionnel, RBI, UBI : Universal Basic Income. BIEN : Basic Income Earth Network

Le 5 juin 2016, le peuple suisse refusait l’initiative pour le revenu de base inconditionnel . C’était trop tôt, surtout trop soudain, mais ce n’est pas fini. Le présent article fait le point sur les différentes initiatives dans ce sens qui ont lieu dans le monde. Nulle part ailleurs qu’en Suisse il a été question de faire virer tout un pays. Par contre, il s’agit de faire des expériences. Ce sont, pour la plupart, de vraies recherches scientifiques qui apportent leur large moisson d’expériences indispensables avant d’étendre l’expérience. C’est la bonne façon d’avancer. Le tableau fait le point sur les différentes initiatives récentes ou en cours. La difficulté politique de mettre en œuvre ces recherches est à souligner ; les opposants sont farouches. Ainsi, l’étude Mincome au Canada a été arrêtée avant que les résultats ne puissent être analysés. En suspend pendant des années, une sociologue de l’université de Winnipeg y est revenue et a pu constater la valeur de l‘expérience : une année scolaire en plus, forte diminution des hospitalisations, etc.

 

651 – 9. ENVIRONNEMENT, EAU, CHANGEMENT CLIMATIQUE.

Comment varie la disponibilité en eau fraiche dans le monde ?Le satellite GRACE mesure les variations de la gravité terrestre. Sur cette base l’article rapporte comment a varié la quantité d’eau dans le sol et le sous-sol de 2002 à 2016 avec une résolution de 300 – 500km. La figure résume le résultat. Notons que si la plupart des variations indiquent des tendances à long terme, certaines sont dues à des épisodes particuliers ou à des modifications artificielles (les grands barrages du sud de la Chine).

Rodell, M., Famiglietti, J. S., Wiese, D. N., Reager, J. T., Beaudoing, H. K., Landerer, F. W., & Lo, M. H. (2018). Emerging trends in global freshwater availability. Nature, 557(7707), 651-659. doi:10.1038/s41586-018-0123-1

 

 

2 réflexions sur « Mai 2018, l’actualité scientifique de Jacques »

  1. De la part de Mario, le 18.7.18

    J’aimerais te faire connaître quelques réflexions sur l’article dans lequel Kork résumé la situation des travaux sur la conscience. J’avais déjà lu cet article, mais ton livre et tes note de Mai m’ont poussé à le relire.

    Il n’y a pas nécessairement une opposition entre philosophie et neurosciences.

    La philosophie peut aider a mieux définir les questions. Par exemple, la conclusion de ton commentaire: « la conscience est une conséquence de la représentation de soi dans un système complexe » est une bonne définition. Elle ne dérive pas d’une démonstration scientifique, mais les scientifiques peuvent développer des expériences et des observations pour tester la cohérence de cette définition et identifier les parties du cerveau humain qui sont le substrat nécessaire pour la conscience (telle qu’elle est définie, car cette définition ne fait pas une différence nette entre la conscience humaine et celle d’un certain nombre d’animaux.)

    J’aurais pu choisir une définition un peu différente « …est une conséquence de la reconnaissance du soi unique et personnel dans une réalité immense et mystérieuse ». Cette définition est plus proche de ce que je pense, et me semble insister sur les spécificités humaines, car il est peu probable qu’il y ait des animaux conscients de leur identité personnelle et sensibles au mystère de l’existence. Même si tu n’aimes pas ce mot, la sensation existe, qu’elle soit d’origine biologique ou culturelle !

    Ma définition contient plus d’éléments qui pourraient résister à une analyse purement scientifique.

    L’article de Kork ne s’oppose pas a ma définition. Par ailleurs les pages 26 et 27 de ton livre laissent aussi plusieurs portes ouvertes.
    Kork reconnaît le caractère polysémique du mot conscience, comme tu l’expliques aussi. En fait, l’approche expérimentale est forcément basée sur l’étude des sensations (au-delà de l’enregistrement du son, de la vue etc., c’est l’étude de la phase plus complexe de leur mise en relation).

    Je n’ai pas lu Changeux, mais je ne peux pas accepter leur théorie.
    Mon refus n’est pas basé sur l’analyse de leur raisonnement, qui serait pour moi trop difficile. J’hésite à me lancer dans la lecture d’une remise à jour récente de l’homme neuronal, 30 ans après, avec Michel Morange. Le fait que, comme le résumé Kork, cette théorie accepte la possibilité d’une conscience artificielle signifie pour moi qu’elle s’adresse nécessairement à une définition incomplète de la conscience humaine.

    Ma réflexion sur cette conséquence de la théorie de Changeux et al. est bien la preuve qu’on peut avoir un jugement philosophique complémentaire à la science mais parfois distinct et indépendant. C’est peut être une conséquence d’une culture judéo-chrétienne, ou d’une tradition plus générale dans notre culture occidentale, mais je ne peux pas me séparer de cette réalité et compter seulement sur la science.

    Surtout, on peut douter qu’une explication scientifique complète de la conscience soit possible et certainement il faudra beaucoup de temps pour arriver à une explication satisfaisante, donc au-delà du temps de nos vies.

    En attendant, la question posée est d’une telle importance qu’il faut bien y trouver une réponse, ou accepter l’absence de réponse, donc le mystère.

    1. Merci Mario pour tes fidèles commentaires.
      Tu es un de ceux qui ont la gentillesse de réagir à mes textes. Je conserve tes commentaires et me réjouis d’en discuter.
      Disons tout de suite que j’ai de la peine avec le mot philosophie. C’est quoi?
      J’essaie de mettre ce mot dans ma vision du monde. Le scientifique est celui qui ne prend que la nature pour maitre. Alors le philosophe… est celui qui … quoi? Qui construit des idées dans sa tête? Tu connais le débat des physiciens théoriciens: a-t-il un sens de faire un modèle mathématique de la réalité alors qu’on ne peut pas le tester.
      Ce sont mes questions.
      Mais je pense que la question avec toi – et avec Béat – est plutôt là:
      Citation de Miche Henri: « En mettant de côté la qualité sensible du monde, c’est en réalité la vie phénoménologique absolue que la science galiléenne écarte de sa recherche ».
      Je ne crois pas à cette limitation ou alors je ne comprends toujours pas ce qu’elle veut dire.
      Le problème avec le mot mystère y est lié.
      À ce propos tu fini ton commentaire avec la phrase :  » …l’absence de réponse, donc le mystère ».
      Nous en avons parlé et constaté que nous avons des vues différentes. Pour moi, l’absence de réponse n’est pas synonyme de mystère. Il est important de considérer deux cas.
      1) Nous ne connaissons pas la réponse mais nous pouvons progresser. Par exemple: la théorie du Big Bang est-elle correcte? Ce n’est pass un mystère, c’est une inconnue, un appel à mieux connaître.
      2) La question est fondamentalement sans réponse. Par exemple: Dieu existe-t-il? C’est un mystère.
      Je n’aime pas l’idée de mystères et aime à croire qu’il n’y en a pas.

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