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Les lectures scientifiques de Jacques en décembre 2016

Dans cette livraison, je relève en particulier:
Science 2 déc. et Nature 8. déc., deux articles sur mémoire et ondes cérébrales. Pas simples, mais impressionnants.
Nature 8. déc. La  calotte glaciaire du Groenland a plus varié qu’on ne le croyait durant l’histoire géologique récente. J’ai apprécié la subtile méthode utilisée.
Nature, 15 déc. La saga judiciaire CRISPR/Cas9 est détestable, pourtant elle révèle un aspect fondamental de la relation science-société.
Nature, 22 déc. Équilibre de l’eau. Globalement, de par le monde, les sols sont acides ou basiques, mais il y a peu d’intermédiaires. C’est bizarre, mais menaçant quand on pense à l’échauffement climatique.

Décembre 2015

Actualité scientifique selon Jacques

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Cryo-microscopie électronique 2014.

Il y a 33 ans, dans mon labo au EMBL, Alasdair McDowall montrait que l’eau pouvait être vitrifiée, c’est à dire immobilisée par le froid sans en changer la structure  (1). Pour la microscopie électronique, cette découverte ouvrait, en principe, la possibilité d’observer la matière vivante dans son milieu aqueux alors que, jusque-là, tous les spécimens étaient obligatoirement déshydratés, ce qui est fort fâcheux puisque l’eau est de loin le composant le plus abondant de la matière vivante.  Deux ans plus tard, le rêve était réalisé pour les suspensions, c’est-à-dire pour toutes les particules biologiques flottant en solution liquide, grâce à la méthode de vitrification en couche mince que quelques trucs étonnants de Marc Adrien avaient rendue possible(2). Aujourd’hui, ce sont plus de 1000 scientifiques qui en ont fait leur outil de travail. En même temps, nous mettions en chantier l’improbable projet CEMOVIS (le nom n’est venu que plus tard) destiné à étendre le potentiel de la vitrification  à des objets massifs tels que les tissus ou des organismes complexes. Hélas, aujourd’hui, les cemovistes se comptent encore sur les doigts (mains et pieds).

J’étais récemment à Barcelone, pour la Gordon Research Conference 3d-EM qui réunit toutes les années la crème des spécialistes de la cryo-microscopie électronique (cryo-me). On savait qu’il se passait des choses remarquables, mais, synthèse faite, une impression unanime ressort de cette conférence : la cryo-me semble en voie de produire une révolution en biologie structurale (0). De quoi il s’agit-il ? Continuer la lecture de Cryo-microscopie électronique 2014.