{"id":981,"date":"2017-02-09T18:25:50","date_gmt":"2017-02-09T17:25:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.dubochet.ch\/jacques\/?p=981"},"modified":"2017-02-09T18:25:50","modified_gmt":"2017-02-09T17:25:50","slug":"nature-et-autres-lectures-scientifiques-de-jacques-en-janvier-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.dubochet.ch\/jacques\/?p=981","title":{"rendered":"Nature et autres lectures scientifiques de Jacques en janvier 2017"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La livraison de ce mois contient peut-\u00eatre quelques articles difficiles. Pourtant, plusieurs sont splendides. J&rsquo;ai pris un plaisir particulier \u00e0 ceux-ci:<\/strong><\/p>\n<div>\n<p>19.01.17. G\u00e9nomique des migrations humaines. On disait que nos m\u00e9chants anc\u00eatres ont \u00e9limin\u00e9s, vite fait bien fait, leurs cousins n\u00e9anderthaliens et denisovans. Ce n&rsquo;est en tous cas pas compl\u00e8tement vrai. Ils ont au moins un peu fray\u00e9s ensemble, peut-\u00eatre m\u00eame se sont-ils simplement m\u00e9lang\u00e9s. Nous en sommes les descendants, probablement \u00e0 notre grand avantage.<\/p>\n<div>26.01.17. Pour pusieurs d&rsquo;entre nous, les bact\u00e9riophage ont \u00e9t\u00e9 une grande affaire. Nous avions aim\u00e9 le \u00ab\u00a0Genetic switch\u00a0\u00bb de Ptashne qui montrait comment le bact\u00e9riophage lambda choisit son parcours de vie. Ici, m\u00eame probl\u00e8me, non pas au niveau de l&rsquo;individu mais \u00e0 celui de la population. Ensemble ils sont plus malins que tout seuls; leur truc est r\u00e9v\u00e9l\u00e9.<\/div>\n<div>26.01.17. Le fonctionnement du ribosome. Trois articles pour montrer comment le ribosome encrass\u00e9 est d\u00e9bloqu\u00e9. C&rsquo;est de la chimie par cryo-microscopie \u00e9lectronique. Impressionnant!<\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Nous gardons un oeil attentif sur la cryo-ME:<\/strong><\/p>\n<p>Tao, X., Hite, R. K., &amp; MacKinnon, R. (2017). Cryo-EM structure of the open high-conductance Ca2+-activated K+ channel. <em>Nature, 541<\/em>(7635), 46-51. doi:10.1038\/nature20608<\/p>\n<p>Hite, R. K., Tao, X., &amp; MacKinnon, R. (2017). Structural basis for gating the high-conductance Ca2+-activated K+ channel. <em>Nature, 541<\/em>(7635), 52-57. doi:10.1038\/nature20775<\/p>\n<p>Park, E., Campbell, E. B., &amp; MacKinnon, R. (2017). Structure of a CLC chloride ion channel by cryo-electron microscopy. <em>Nature, 541<\/em>(7638), 500-505. doi:10.1038\/nature20812<\/p>\n<p><em>MacKinnon. Il n\u2019y a pas si longtemps qu\u2019il a vir\u00e9 de la Diff X \u00e0 la Cryo-ME, mais maintenant, quel d\u00e9bit\u00a0!<\/em><\/p>\n<p><em>Et, d\u2019un coup, 3 articles sur le m\u00eame sujet. <\/em><em>(voir rapport)<\/em><\/p>\n<p>Huter, P., Muller, C., Beckert, B., Arenz, S., Berninghausen, O., Beckmann, R., &amp; Wilson, D. N. (2017). Structural basis for ArfA-RF2-mediated translation termination on mRNAs lacking stop codons. <em>Nature, 541<\/em>(7638), 546-549. doi:10.1038\/nature20821<\/p>\n<p>Ma, C., Kurita, D., Li, N., Chen, Y., Himeno, H., &amp; Gao, N. (2017). Mechanistic insights into the alternative translation termination by ArfA and RF2. <em>Nature, 541<\/em>(7638), 550-553. doi:10.1038\/nature20822<\/p>\n<p>Zeng, F., Chen, Y., Remis, J., Shekhar, M., Phillips, J. C., Tajkhorshid, E., &amp; Jin, H. (2017). Structural basis of co-translational quality control by ArfA and RF2 bound to ribosome. <em>Nature, 541<\/em>(7638), 554-557. doi:10.1038\/nature21053<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>05.01.2017. Nature 541, 7635<\/strong><\/p>\n<p>&#8211; 32 \u2013 33, 59 \u2013 61. RADIO ASTRONOMIE. Chatterjee et al. FRB. <u>Tr\u00e8s loin, tr\u00e8s fort, tr\u00e8s myst\u00e9rieux. <\/u>On connait depuis dix ans les FRB (fast radio burst), ces tr\u00e8s violentes explosions d\u2019ondes radio qui durent moins qu\u2019un dixi\u00e8me de seconde. La nature du signal montre qu\u2019il doit venir de tr\u00e8s loin. On pense qu\u2019il a \u00e0 faire avec un de ces super trous noirs que l\u2019on trouve g\u00e9n\u00e9ralement au centre des tr\u00e8s grandes galaxies. Le pr\u00e9sent article rapporte la premi\u00e8re localisation de la source d\u2019un FRB. Le petit point lumineux de rien du tout est en effet tr\u00e8s loin mais, m\u00eame tr\u00e8s loin, il est trop petit pour \u00eatre une honn\u00eate galaxie, tout au plus une galaxie naine pas tr\u00e8s normale. Est-ce quelque chose de vraiment neuf\u00a0? Comme les FRB ont tendance \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter leurs explosions, celui-ci nous en dira peut-\u00eatre bient\u00f4t d\u2019avantages.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211; 77 \u2013 80. ANTARCTIQUE, CLIMAT. <u>\u00c9tude de la d\u00e9stabilisation du Pine Island Glacier, l\u2019un des plus grands de l\u2019Antarctique. <\/u>10.1038\/nature20136. Jean-Claude K. Ce glacier s\u2019appuie contre une ar\u00eate rocheuse sous-marine. Depuis 1945 environ, il commence \u00e0 s\u2019\u00e9lever au-dessus de l\u2019arr\u00eate laissant l\u2019eau de l\u2019oc\u00e9an couler sous le glacier ce qui le fait fondre par dessous et lubrifie son mouvement. La fonte acc\u00e9l\u00e8re. L\u2019Antarctique est moins stable qu\u2019il n\u2019y para\u00eet.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-983\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Pline-glacier_image.png?resize=908%2C224&#038;ssl=1\" alt=\"Pline glacier_image\" width=\"908\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Pline-glacier_image.png?w=908&amp;ssl=1 908w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Pline-glacier_image.png?resize=300%2C74&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Pline-glacier_image.png?resize=768%2C189&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 908px) 100vw, 908px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>81 \u2013 86. EPIG\u00c9NOME, BMI, DIAB\u00c8TE. Laur\u00e9e. doi:10.1038\/nature20784.<\/p>\n<p><u>Une nouvelle approche pour caract\u00e9riser une maladie et son \u00e9volution<\/u>. L\u2019\u00e9pig\u00e9nome (m\u00e9thylation) des personnes ob\u00e8ses peut \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9. Ce marquage identifiable est la cons\u00e9quence et non la cause de l\u2019ob\u00e9sit\u00e9. Il donne des indications sur l\u2019\u00e9volution future de l\u2019individu dans son ob\u00e9sit\u00e9 et vers un \u00e9ventuel diab\u00e8te de type II. Cette \u00e9tude indique aussi les chemins m\u00e9taboliques qui sont impliqu\u00e9s dans ces d\u00e9veloppements.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00c9PIG\u00c9N\u00c9TIQUE. Laur\u00e9e. <u>Discussion avec Johannes Graeff<\/u> qui travaille \u00e0 l\u2019EPFL sur l\u2019\u00e9pig\u00e9n\u00e9tique de la m\u00e9moire. Il me signale un prochain colloque sur l\u2019\u00e9pig\u00e9n\u00e9tique transg\u00e9n\u00e9rationnelle\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.latsis2017.ethz.ch\">https:\/\/www.latsis2017.ethz.ch<\/a>. 28-30.8. Z\u00fcrich.<\/p>\n<p>Nous cherchons \u00e0 imaginer comment l\u2019\u00e9pig\u00e9n\u00e9tique pourrait \u00eatre transg\u00e9n\u00e9rationnelle. Johannes propose une hypoth\u00e8se. Le marquage \u00e9pig\u00e9n\u00e9tique augmente la mutabilit\u00e9 de l\u2019ADN induisent ainsi une variabilit\u00e9 locale du g\u00e9nome. De l\u00e0 \u00e0 ce que cette variation soit \u00e9volutive, il reste un grand obstacle\u00a0: trouver un m\u00e9canisme de s\u00e9lection qui fasse que seules les variations adaptatives soient conserv\u00e9es. Un tel syst\u00e8me existe pour le d\u00e9veloppement des anticorps propres \u00e0 chaque individu. Va-t-on trouver un analogue pour l\u2019\u00e9ventuelle \u00e9pig\u00e9n\u00e9tique transg\u00e9n\u00e9rationnelle ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>12.01.2017. Nature 541, 7636<\/strong>.<\/p>\n<p>&#8211; 141 \u2013 2. SANT\u00c9, WEB. Tout le monde raconte sa petite histoire sur Facebook. Un beau succ\u00e8s dont les auteurs de l\u2019application savent tirer profit. J\u2019en ai m\u00eame dit du bien (voir rapport concernant la fondation Zuckerberg dans Nature du 29.9.16). Un syst\u00e8me qui susciterait un tel engouement avec les donn\u00e9es m\u00e9dicales \u2013 et g\u00e9n\u00e9tiques \u2013 serait une mine d\u2019or bien plus riche encore. L\u2019application iCarbonX de la firme chinoise Shenzhen pourrait prendre cette place gr\u00e2ce \u00e0 une base solide et un excellent r\u00e9seau de collaborations avec des firmes sp\u00e9cialis\u00e9es dans l\u2019enregistrement de donn\u00e9es m\u00e9dicales. \u00c0 suivre dans un contexte inqui\u00e9tant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211; 164\u00a0; 196 \u2013 199. LASER, BOUND STATES IN CONTINUUM, BIC. Les physiciens. Kodigala et al. J\u2019adore les lasers depuis que j\u2019en ai compris le principe chez Feynman; c\u2019est une physique contrintuitive, mais tellement belle. Ici, pour moi, un nouveau chapitre dont je ne fais qu\u2019\u00e9gratigner la surface. Il a quelque rapport avec un article trait\u00e9 r\u00e9cemment \u00e0 propos des lasers al\u00e9atoires (Nature 17.11.2016, 360).<\/p>\n<p>Un laser a besoin d\u2019un r\u00e9sonateur dans lequel l\u2019onde est amplifi\u00e9e, par exemple entre deux miroirs parall\u00e8les, ou, de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, dans un trou de potentiel dans lequel l\u2019\u00e9nergie qui alimentera l\u2019\u00e9mission stimul\u00e9e peut \u00eatre pomp\u00e9e. En 1929 d\u00e9j\u00e0, peu apr\u00e8s qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9s les bases de la m\u00e9canique quantique, von Neumann et Wigner ont montr\u00e9 que l\u2019\u00e9quation de Schr\u00f6dinger autorise des \u00e9tats li\u00e9s dans le continu au-dessus du potentiel. Ce sont les BICs, <em>bound states in continuum<\/em>. Puisque l&rsquo;onde ainsi bloqu\u00e9e n\u2019interagit pas avec les parois du puits, elle n\u2019est pas att\u00e9nu\u00e9e. Le facteur de qualit\u00e9 (en gros, combien de cycles pour att\u00e9nuer l\u2019onde) est infini. L\u2019affaire \u00e9tait th\u00e9orique jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019en 1977, Herrick et Stillinger (l\u2019homme du mod\u00e8le d\u2019eau le plus courant\u00a0: ST2) montrent que BIC devrait pouvoir \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 dans un\u00a0 r\u00e9seau de semiconducteurs. Les auteurs du pr\u00e9sent article r\u00e9alisent un tel syst\u00e8me. Comme on le voit sur l\u2019image, il s\u2019agit de 64 petits cylindres supraconducteurs mont\u00e9s en un r\u00e9seau \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie soigneusement \u00e9tudi\u00e9e (\u00e9paisseur 300nm, largeur \u224810\u00b5m). Le faisceau photonique bleu (l \u2248 1\u00b5m) pompe l\u2019onde BIC stabilis\u00e9e dans le plan du r\u00e9sonateur. Celle-ci \u00e9met le faisceau coh\u00e9rent (rouge) dans la direction du faisceau excitant et \u00e0 la longueur d\u2019onde (l \u2248 1.5 \u00b5m) d\u00e9finie par la g\u00e9om\u00e9trie du r\u00e9seau de semiconducteurs.<\/p>\n<p>Avantage\u00a0: rendement \u00e9lev\u00e9, petite taille\u00a0; emploi potentiel dans les biosenseurs et l\u2019informatique quantique (\u00a0??). \u00c0 approfondir et \u00e0 suivre.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone  wp-image-984\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BIC_Laser_Nature-12.01.17-figure.png?resize=360%2C175&#038;ssl=1\" alt=\"BIC_Laser_Nature 12.01.17 figure\" width=\"360\" height=\"175\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BIC_Laser_Nature-12.01.17-figure.png?resize=1024%2C499&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BIC_Laser_Nature-12.01.17-figure.png?resize=300%2C146&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BIC_Laser_Nature-12.01.17-figure.png?resize=768%2C374&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/BIC_Laser_Nature-12.01.17-figure.png?w=1368&amp;ssl=1 1368w\" sizes=\"auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px\" \/><\/p>\n<p>&#8211; 247 \u2013 9.\uf020RECHERCHE SUR LE TERRAIN. Lucy, Arjun. <u>La recherche sur le terrain est souvent dangereuse. Il faut \u00eatre prudent.<\/u> Ici, il est plut\u00f4t question de for\u00eat tropicale, mais le probl\u00e8me est g\u00e9n\u00e9ral et les mesures de protection de base sont toujours les m\u00eames. Le petit tableau est bon \u00e0 pratiquer.<\/p>\n<p><em>What to do before you go and while you\u2019re there <\/em><\/p>\n<p>Field researchers need a plan to avoid disaster and for how to deal with it when<br \/>\nit happens. \u201cYou don\u2019t want to push the abort button at the end when so much is at stake, you have a graduate student starting a project and it\u2019s costing you US$20,000 to be there,\u201d says Laurent Godin, a structural geologist at Queen\u2019s University in Kingston, Canada. \u201cHave a plan in place.\u201d<br \/>\nHere are some tips.<\/p>\n<p><strong>Before you go <\/strong><br \/>\n\u25cf Take workshops to learn leadership strategies, and practise safety plans using role-play scenarios. What if you are rattled by an encounter with an elephant en route to a field site and want to turn back, but your team leader wants to continue? Or it starts pouring with rain four hours before a boat is scheduled to pick up your team, and your field assistant forgot his rain gear?<br \/>\n\u25cf Most institutions require researchers to complete a field-research hazard assessment that includes estimating risks and how you would minimize or deal with them. Even if your institution doesn\u2019t, do one. Godin\u2019s hazard list includes avalanches, earthquakes, political instability, street riots, land mines, dysentery, malaria, altitude sickness and rock falls.<\/p>\n<ul>\n<li>Get the relevant vaccinations, find out where the international clinics are in overseas destinations and build in a financial cushion for dealing with emergencies. There may be opportunities for emergency-evacuation funding within your field.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>In the field <\/strong><br \/>\n\u25cf Know where your team members are and never work alone. Develop a communication plan, with a schedule for checking in with a designated contact who will call for help if the check-in doesn\u2019t happen.<br \/>\n\u25cf Always have a mobile phone with you; keep it charged.<br \/>\n\u25cf Be trained in first aid, have a complete first-aid kit in camp and take a small one in your day pack.<br \/>\n\u25cf Keep your passport with you and have good insurance.<br \/>\n\u25cf Carry a loud whistle to alert teammates that you need help.<br \/>\n\u25cf Be ready to make quick decisions in the face of danger and to enlist the help of locals. Ecologist Douglas Yu of the University of East Anglia in Norwich, UK, was surveying trees in the Amazon in 1999 when his indigenous companions heard bird-calls that sounded like the tinamou \u2014 but the season was wrong. Instead, the calls signalled the presence of an aggressive tribe. Yu and his team left immediately. More recently, Yu cancelled a trip to Ethiopia because of riots. He makes such rules for all trips. \u201cYou have to be able and willing to say no,\u201d he says. E.S.<\/p>\n<p><strong>19.01.2017. Nature 541, 7636<\/strong>7<\/p>\n<p>&#8211; 302 \u2013 10. G\u00c9NOMIQUE, ANTHROPOLOGIE, MIGRATIONS. <u>Suivre le peuplement de la terre Homo sapiens au moyen de la g\u00e9nomique.<\/u> Une belle revue par R. Nielsen et al.<\/p>\n<p>Le domaine progresse rapidement gr\u00e2ce au s\u00e9quen\u00e7age massif et, surtout, gr\u00e2ce \u00e0 la possibilit\u00e9 de lire l\u2019ADN de certains fossiles.<\/p>\n<p>La figure r\u00e9sume les voies et les \u00e9poques de migrations.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-large wp-image-985\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Migrations-humaines_190117.png?resize=604%2C352&#038;ssl=1\" alt=\"Migrations humaines_190117\" width=\"604\" height=\"352\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Migrations-humaines_190117.png?resize=1024%2C597&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Migrations-humaines_190117.png?resize=300%2C175&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Migrations-humaines_190117.png?resize=768%2C448&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Migrations-humaines_190117.png?w=1564&amp;ssl=1 1564w\" sizes=\"auto, (max-width: 604px) 100vw, 604px\" \/><\/p>\n<p>Quant aux grands traits de la lign\u00e9e humaine, ils sont repr\u00e9sent\u00e9s sur la figure. (ANE\u00a0: anciens eurasiens du nord\u00a0; EEF\u00a0: anciens fermiers europ\u00e9ens\u00a0; WHG\u00a0: chasseurs cueilleurs de l\u2019Europe de l\u2019Ouest).<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone  wp-image-986\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Lignee-humaine_190117.png?resize=483%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"Lignee humaine_190117\" width=\"483\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Lignee-humaine_190117.png?resize=884%2C1024&amp;ssl=1 884w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Lignee-humaine_190117.png?resize=259%2C300&amp;ssl=1 259w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Lignee-humaine_190117.png?resize=768%2C890&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Lignee-humaine_190117.png?w=1070&amp;ssl=1 1070w\" sizes=\"auto, (max-width: 483px) 100vw, 483px\" \/><\/p>\n<p>L\u2019article est dense et riche. Je cite encore quelques points.<\/p>\n<p>L\u2019Homo sapiens a-t-il quitt\u00e9 l\u2019Afrique une fois, il y a entre 50\u2019000 et 100\u2019000 ans, ou y a-t-il eu plusieurs migrations\u00a0? Actuellement on penche plut\u00f4t pour une migration principale sans exclure d\u2019autres mouvements mineurs. D\u2019autres migrations humaines ont eu lieu. Celles \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019Afrique ont impliqu\u00e9 des mouvements g\u00e9n\u00e9tiques encore plus consid\u00e9rables que l\u2019aventure humaine hors d\u2019Afrique. Ceci n\u2019est pas surprenant puisque la richesse g\u00e9n\u00e9tique parmi les populations africaines est bien plus grande que celle du relativement petit groupe des expatri\u00e9s d\u2019Afrique. Pour le moment, il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9vidence d\u2019un retour aux sources africaine des populations eurasiennes.<\/p>\n<p>On pensait que Homo sapiens avait \u00e9radiqu\u00e9s les autres populations rencontr\u00e9es apr\u00e8s apr\u00e8s son d\u00e9part d\u2019Afrique. On sait maintenant qu\u2019il y a eu croisement entre Neanderthaliens et H. sapiens dans l\u2019Eurasie de l\u2019Ouest et aussi avec la myst\u00e9rieuse population Denisovans \u00e0 l\u2019Est. En fait, il se pourrait m\u00eame que ces diff\u00e9rentes populations se soient tranquillement (?) m\u00e9lang\u00e9es laissant une signature plus forte pour les H. sapiens simplement parce qu\u2019ils \u00e9taient plus nombreux et que, les autres, s\u00e9par\u00e9s en petits groupes, portaient plus de mutations d\u00e9l\u00e9t\u00e8res dues de cosanguinage. Toutefois, m\u00eame si le g\u00e9nome H. sapiens ne contient actuellement qu\u2019une portion mineure de g\u00e8nes n\u00e9andertaliens ou denisovan, la contribution de ces autres populations a probablement \u00e9t\u00e9 d\u2019une grande importance, en particulier, pour la d\u00e9fense contre les maladies. En effet, les populations pr\u00e9sentes en Eurasie depuis longtemps avaient d\u00e9velopp\u00e9 les moyens de se d\u00e9fendre contre les maladies du lieu (la grippe par exemple). Sans l\u2019apport des populations autochtones, les nouveaux arrivants, na\u00effs envers ces maladies, n\u2019auraient peut-\u00eatre pas surv\u00e9cus. Merci les N\u00e9andertaliens\u00a0!<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir quitt\u00e9 l\u2019Afrique, l\u2019\u00e9volution biologique a continu\u00e9. Le hasard fait que certains de ces traits sont pro\u00e9minents, typiquement la couleur de la peau, des cheveux et des yeux. Ainsi, on peut avoir l\u2019impression que la diff\u00e9rence entre les populations est plus grande qu\u2019elle ne l\u2019est en r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>La couleur de la peau est un int\u00e9ressant exemple. La m\u00e9lanine noircit la peau et la prot\u00e8ge du soleil. Par contre la peau noire r\u00e9duit la synth\u00e8se de la vitamine D. C&rsquo;est ainsi que la couleur de la peau s\u2019adapte \u00e0 la latitude. On peut y lire l\u2019extension des glaciers sur le continent. Autre adaptation notable\u00a0: l\u2019altitude. Les g\u00e8nes impliqu\u00e9s sont diff\u00e9rents au Tibet et dans les Andes, mais le r\u00e9sultat physiologique est \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame.<\/p>\n<p>L\u2019adaptation aux d\u00e9terminants culturels est aussi tr\u00e8s notable. Par exemple, l\u2019agriculture bouleverse la nourriture et les animaux domestiques sont de riches sources de pathog\u00e8nes. Ainsi, la culture se lit dans le g\u00e9nome humain \u2013 disons plut\u00f4t qu\u2019elle commence \u00e0 se lire. Le chapitre promet d\u2019\u00eatre passionnant.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211; 297 \u2013 8, 353 \u2013 358. ORIGINE, EUCARYOTE. <u>D\u00e9tricoter l\u2019histoire de la vie. <\/u>Il y a peut-\u00eatre 3,8 milliards d\u2019ann\u00e9es, il a eu LUCA, le dernier anc\u00eatre commun de toute la vie. Beaucoup plus tard, une (un\u00a0?) archaea a aval\u00e9 un eucaryote ancestral, lui-m\u00eame descendant lointain d\u2019une protobact\u00e9rie. Ensemble ils sont devenus eucaryotes porteurs de mitochondries. C\u2019est cette rencontre eucaryote\/arch\u00e6a dont l\u2019origine remonte \u00e0 1,8 milliard d\u2019ann\u00e9es qui est pr\u00e9cis\u00e9e dans cet article gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9tude d\u2019une super branche des archaea, les asgards. La chose que je trouve amusante, c\u2019est que les traces r\u00e9centes de cette histoire ancienne n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es \u00e0 port\u00e9e de main. On ne les a jamais vus, on ne sait pas les cultiver, on en a seulement retrouv\u00e9 la trace dans l\u2019ADN pr\u00e9lev\u00e9 au fond de l\u2019oc\u00e9an, sous des milliers de m\u00e8tres de s\u00e9diments. C\u2019est dans un organisme ainsi identifi\u00e9 que l\u2019on retrouve une flop\u00e9e de g\u00e8nes qui sont rest\u00e9s remarquablement conserv\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 nous, mais dont on ne connaissait pas l\u2019origine phylog\u00e9nique.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone  wp-image-987\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Apres-LUCA-les-eucayotes-1024x704.png?resize=428%2C294&#038;ssl=1\" alt=\"Apres LUCA les eucayotes\" width=\"428\" height=\"294\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Apres-LUCA-les-eucayotes.png?resize=1024%2C704&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Apres-LUCA-les-eucayotes.png?resize=300%2C206&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Apres-LUCA-les-eucayotes.png?resize=768%2C528&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Apres-LUCA-les-eucayotes.png?w=1236&amp;ssl=1 1236w\" sizes=\"auto, (max-width: 428px) 100vw, 428px\" \/><\/p>\n<p>L\u2019ADN d\u2019une dent trouv\u00e9e dans une caverne sib\u00e9rienne nous a fait d\u00e9couvrir nos cousins Homo denisovans. Un pr\u00e9l\u00e8vement au tr\u00e9fonds de l\u2019oc\u00e9an nous rapproche de l\u2019origine de la vie. L\u2019ADN est vraiment un grand bavard.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol start=\"26\">\n<li><strong> 01. 17. NATURE 541, 7638.<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>466 &#8211; 7, 488 \u2013 93. VIROLOGIE, PHAGE, QUORUM SENSING. Laur\u00e9e, Cl\u00e9ment, B\u00e9atrice, Mario et \u00c9velyne. Erez et L. <u>Des bact\u00e9riophages choisissent en commun leur parcours de vie optimal<\/u>.<\/p>\n<p>Les virus bact\u00e9riens \u2013 bact\u00e9riophages ou phages \u2013 sont aussi divers que nombreux. Typiquement, ils ont \u00e0 choisir entre deux parcours de vie radicalement diff\u00e9rents. Selon le premier, que l\u2019on appelle le cycle lytique, le virus d\u00e9tourne les fonctions bact\u00e9riennes pour se multiplier lui-m\u00eame jusqu\u2019\u00e0 ce que, devenue un sac bourr\u00e9 de virus, la bact\u00e9rie explose en lib\u00e9rant son contenu pr\u00eat \u00e0 infecter les autres bact\u00e9ries environnantes. Selon le second parcours \u2013 cycle lysog\u00e9nique &#8211; l\u2019ADN du virus est discr\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9 dans le g\u00e9nome bact\u00e9rien dont il devient le passager clandestin jusqu\u2019au moment o\u00f9, sortant de sa l\u00e9thargie g\u00e9n\u00e9tique, il se lance dans le cycle lytique. La biologie mol\u00e9culaire en a fait son histoire dont nous avons fait l\u2019apprentissage en 68 \u00e0 Gen\u00e8ve, \u00e0 travers les cours du l et la lecture du \u00ab\u00a0Genetic switch\u00a0\u00bb, le merveilleux petit bouquin de Ptashne o\u00f9 est diss\u00e9qu\u00e9 la biologie mol\u00e9culaire du choix entre la voie lytique ou lysog\u00e9nique. Plus tard, j\u2019en avais fait l\u2019observation au microscope \u00e9lectronique.<\/p>\n<p>D\u00e9passons le m\u00e9canisme du virus, pensons \u00e0 la population. Un virus lance son cycle lytique dans une population de bact\u00e9ries. Il va se multiplier exponentiellement, bien plus vite que les bact\u00e9ries. Avant peu, s\u2019il continue, les bact\u00e9ries auront toutes crev\u00e9 et le virus n\u2019aura qu\u2019a faire de m\u00eame, sauf si sagement, il sait se retenir \u00e0 temps, passer au cycle lysog\u00e9nique et attendre que les bact\u00e9ries aient reconstitu\u00e9 leur population.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent article montre que c\u2019est exactement ce qui se passe. Il en explique aussi le m\u00e9canisme. C\u2019est tout simple\u00a0! Durant le cycle lytique, le syst\u00e8me produit un petit peptide qui tend \u00e0 bloquer le \u00ab\u00a0genetic switch\u00a0\u00bb sur l\u2019\u00e9tat lysog\u00e9nie. Plus nombreux sont les virus actifs dans la voie lytique, plus ils produisent du peptide et plus la voie lysog\u00e9nique est favoris\u00e9e.<\/p>\n<p>On appelle \u00e7a \u00ab\u00a0quorum sensing\u00a0\u00bb, perception de l\u2019\u00e9tat. Depuis longtemps, on connait le ph\u00e9nom\u00e8ne chez les bact\u00e9ries et chez les cellules eucaryotes. C\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019on l\u2019observe chez un virus. Ce ne sera pas la derni\u00e8re.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&#8211; 546 \u2013 557. RIBOSOME, FONCTION, CRYO-ME. Trois articles ind\u00e9pendants sur le m\u00eame sujet. Encore un beau chapitre de biologie mol\u00e9culaire. <u>Base structurale du sauvetage des ribosomes lorsque l\u2019ordre STOP ne vient pas.<\/u> \u00ab\u00a0Dogme\u00a0\u00bb de la biologie mol\u00e9culaire\u00a0: L\u2019ADN est transcrit en ARN messager (mRNA) que le ribosome traduit en prot\u00e9ine. Une foi la prot\u00e9ine termin\u00e9e, le codon STOP du mARN fait intervenir la prot\u00e9ine RF2 (release factor) pour rel\u00e2cher la prot\u00e9ine, lib\u00e9rant ainsi le ribosome vers un nouveau cycle de synth\u00e8se. Toutefois, l\u2019ARN est fragile\u00a0; souvent le message est tronqu\u00e9\u00a0; quelquefois le codon STOP manque\u00a0; le ribosome bloqu\u00e9 n\u2019est alors plus fonctionnel\u00a0; c\u2019est tout le m\u00e9canisme de synth\u00e8se des prot\u00e9ines qui serait compromis si l\u2019\u00e9volution n\u2019avait pas pr\u00e9vu un m\u00e9canisme de r\u00e9paration\u00a0: la prot\u00e9ine ArfA. Celle-ci est capable d\u2019interagir avec la prot\u00e9ine RF2 de mani\u00e8re \u00e0 rendre cette derni\u00e8re capable de rejeter la prot\u00e9ine non termin\u00e9e m\u00eame en absence du codon STOP.<\/p>\n<p>Les trois groupes ont utilis\u00e9 la cryo-ME des particules isol\u00e9es pour reconstruire le complexe comprenant ribosome, mARN tronqu\u00e9, prot\u00e9ine en voie de synth\u00e8se, ArfA et RF2. Dans les trois cas la r\u00e9solution est suffisante pour voir comment, en p\u00e9n\u00e9trant dans le canal d\u2019entr\u00e9e du mARN, ArfA change la structure de RF2 de mani\u00e8re \u00e0 ce qu\u2019il identifie le codon bloquant comme un codon STOP. C\u2019est vraiment de la chimie par microscopie \u00e9lectronique. Joli\u00a0!<\/p>\n<p>Les articles ont \u00e9t\u00e9 re\u00e7us par l\u2019\u00e9diteur les 26.09. 2016, 23 et 21.10 respectivement. Comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 fait r\u00e9cemment, nous nous \u00e9tonnons quand 3 groupes apparemment ind\u00e9pendants arrivent au m\u00eame moment au m\u00eame r\u00e9sultat sur le m\u00eame syst\u00e8me.<\/p>\n<p>Huter et al, pp. 546 \u2013 549. DOI\u00a0: 10.1038\/nature20821<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-988\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/ArfA-RF2.png?resize=628%2C587&#038;ssl=1\" alt=\"ArfA-RF2\" width=\"628\" height=\"587\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/ArfA-RF2.png?w=628&amp;ssl=1 628w, https:\/\/i0.wp.com\/www.dubochet.ch\/jacques\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/ArfA-RF2.png?resize=300%2C280&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 628px) 100vw, 628px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; La livraison de ce mois contient peut-\u00eatre quelques articles difficiles. Pourtant, plusieurs sont splendides. J&rsquo;ai pris un plaisir particulier \u00e0 ceux-ci: 19.01.17. G\u00e9nomique des migrations humaines. On disait que nos m\u00e9chants anc\u00eatres ont \u00e9limin\u00e9s, vite fait bien fait, leurs cousins n\u00e9anderthaliens et denisovans. Ce n&rsquo;est en tous cas pas compl\u00e8tement vrai. 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