Borasio, G.D., Mourir. Ce que l’on sait, ce que l’on peut faire, comment s’y préparer. Le savoir suisse. 2014 (2012): Ppur.

Le prof. Borasio est chef du service de médecine palliative au CHUV. Il a précédemment fait un travail de pionnier à Munich. J’ai fait sa connaissance dans une commission de nomination pour un prof. de théologie pratique à laquelle je participais en tant que délégué du Bureau d’égalité. C’est ainsi que j’ai découvert son petit bouquin qui fait penser à deux autres qui m’ont récemment plu:

Layard, R., Happiness. Lesson from a new science. 2005, London: Penguin Books.

Dolan, P., Happiness by Design. 2014, UK: Pinguin.

Dans ces trois cas, nous avons des personnes qui en savent beaucoup sur le sujet parce qu’ils l’ont étudié professionnellement et qu’ils l’analysent avec humanisme. Encore une fois, le résultat est bon quand la sensibilité humaniste s’épanouit par la raison alimentée des connaissances objectives.

C’est amusant de constater que, comme toutes personnes un peu cultivées, nous savons pas mal de choses sur la naissance; quels sont les phases, les problèmes possibles, les moyens de les prévenir? Sur la mort, c’est fou ce que l’on n’en sait peu. Ce livre comble cette lacune élémentaire. Mais il faut beaucoup mieux. Il place la mort dans la globalité de la vie de chacun, avec tranquillité et bienveillance, non pas pour mieux mourir, mais pour mieux se préparer et vivre un temps de la vie par lequel, comme la naissance, nous passerons tous.

Je retiens au passage son plaidoyer pour la relaxation « transcendantale » abordée pragmatiquement, comme le reste. Il renvoie à: Kabat-Zinn, J. Au coeur de la tourmente, la pleine conscience. J’ai lu. 2012.

1 réflexion sur « Borasio, G.D., Mourir. Ce que l’on sait, ce que l’on peut faire, comment s’y préparer. Le savoir suisse. 2014 (2012): Ppur. »

  1. Le Professeur Borasio est certainement un type très bien et je vais me procurer son livre. Je regrette cependant son attitude louvoyante dans la question du suicide assisté. Il est trop intelligent pour s’opposer de front à une liberté à laquelle sont attachés la majorité des gens dans les pays occidentaux. Mais il souhaite en limiter l’accès en Suisse en suggérant des freins tels que le contrôle des demandes par plusieurs médecins spécialistes (proposition qui avait déjà été écartée par le Conseil fédéral dans ses messages de 2009 et 2011, après opposition de l’Académie suisse des sciences médicales qui ne voulait surtout pas d’une caution médicale au suicide assisté). Dans un article publié récemment dans le Bulletin des médecins suisses
    http://www.bullmed.ch/docs/saez/2015/24/fr/BMS-03545.pdf
    il oppose bizarrement l’autonomie (qui serait trop valorisée) à la bienveillance (qui serait une exclusivité de la médecine palliative). Comme médecin-conseil et accompagnateur EXIT, je pense que notre association peut absolument être fière de respecter ces deux valeurs . Nous souhaitons vivement aboutir comme en Belgique à des « soins palliatifs intégrés » où cessera la stérile opposition entre deux pratiques complémentaires qui s’offrent au choix des patients (qui en pratique passent souvent de l’une à l’autre, et c’est très bien comme ça)
    Dr Pierre Beck

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